Introduction
Portrait de Lebrun
 Images de l'Académie française
 Aperçu de la vie littéraire
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Correspondances littéraires

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Au XIXe siècle, des écrivains se sont penchés sur les correspondances de personnes illustres.
Dans les lettres que Lebrun a reçues et envoyées, il en est fait mention.
C'est le chancelier Pasquier qui en fait le triste constat, dans sa lettre de juillet 1849 : "Que dites-vous du douloureux procès que la nièce de Mme de Récamier est obligée de soutenir pour empêcher, s'il se peut, la publication si inconvenante des lettres de M. Benjamin Constant.
C'est une bien triste chose en vérité, que ce besoin d'argent qui s'est si hautement emparé en France de toute l'espèce écrivante, et il a même de bien tristes résultats." (Carton 7, liasse 4, lettre 87).
La publication d'une correspondance n'est pas une chose aisée. Sainte-Beuve a voulu publier un article dans Le journal des savants sur une partie des lettres de Mme de Staël.
Il expose son idée à Lebrun, le 1er février 1868 : "Une idée qui me vient et qui m'a échappé hier !
J'ai entre les mains une pincée de lettres intimes de Mme de Staël et de Camille Jordan.
Cela me fait faire un morceau développé, qui aurait pour titre Mme de Staël et Camille Jordan. Rien que d'honorable, que de flatteur pour tous [...]. Il serait piquant et vif par les citations. Ce serait de l'inédit, et je crois qu'une fois publié, personne n'y trouverait à redire." (Carton 16, liasse 2, lettre 88). Finalement, Sainte-Beuve publie cet article dans la Revue des deux mondes.
Lebrun apprend au philosophe Victor Cousin, le 24 janvier 1864, qu'il a été choisi pour participer à l'édition de la correspondance de Napoléon.
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"Une nouvelle commission se forme sous la direction du prince Napoléon et que l'empereur de lui-même a désiré que vous en fissiez partie, et que, probablement vous y eussiez la principale influence." (Carton 8, liasse 3, lettre 50). Mais Cousin refuse sous prétexte de problèmes de vue. Le prince Jérôme Napoléon écrit à Lebrun, le 3 février 1864, pour lui faire part de sa déception (Carton 8, liasse 3, lettre 55).
Lebrun est aussi mis à contribution pour la publication de la correspondance de Béranger, mort en 1857. L'éditeur lui demande de lui fournir des lettres : "Vous me pardonnerez, je l'espère, si j'ose vous renouveler, en ces derniers instants, l'expression d'un désir auquel nous ne pouvons renoncer : c'est de voir, dès ce premier volume, se marquer les traces de la belle amitié qui a uni si longtemps l'auteur de Marie Stuart et l'auteur du Vieux Sergent. Je n'ai point oublié que l'échange de leurs lettres, daté pour la première de 1812, ne commence réellement que plus tard ; mais ce premier volume ira jusqu'à l'année 1830 ; et si vous ne venez pas à notre aide, il sera privé de quelques-unes de ses plus belles pages." (Carton 9, liasse 2, lettre 64).
La correspondance de Lebrun fait aussi l'objet d'une publication. Le premier volume va de 1799 à 1812 (Carton 34). |
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