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C'est en 1542 que le médecin bavarois Leonhart Fuchs, qui exerça et enseigna à Ingolstadt et à Tübingen, présida à l'apparition du dessin scientifique en botanique en publiant à Bâle le " De historia stirpium ". Ce nouveau traité de botanique présente à la fois le résultat de ses observations personnelles sur le terrain et la leçon de ses devanciers depuis l'Antiquité, où Dioscoride, médecin de Néron, avait le premier associé au nom de chaque plante l'effet de ses vertus médicinales.
Après avoir dressé un historique de l'usage des plantes médicinales dans sa préface, adressée au margrave de Brandebourg, Fuchs recense, dans l'ordre alphabétique de leur nom, plus de 400 plantes allemandes et de 100 plantes étrangères, parfois même exotiques tel le maïs, originaire d'Amérique, décrit ici pour la première fois. Mais c'est aux 512 bois gravés présentant les plantes en pleine page que cet herbier doit sa célébrité immédiate. Toutes les figures ont été dessinées fidèlement d'après nature avec un grand souci d'exactitude scientifique, puis gravées sur bois. Les portraits des dessinateurs Heinrich Füllmaurer et Albrecht Meyer et du graveur Veit Rudolf Speckle, représentés sur le vif au travail marquent de façon pittoresque la fin du volume, tandis que le portrait de l'auteur, une fleur à la main, l'ouvre, au verso de la page de titre.
L'exemplaire colorié de la Mazarine, provenant de la bibliothèque de Gaston d'Orléans est un témoin rare et tangible du goût particulier de ce prince pour la botanique qu'il exerçait avec magnificence dans ses jardins de Blois et du Luxembourg, à Paris.
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