Trésors

 

Voyage de La Pérouse
Ms. 1546

 


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« PROJET, INSTRUCTIONS, MEMOIRES ET AUTRES PIECES RELATIFS AU VOYAGE DE DECOUVERTES ORDONNE PAR LE ROI SOUS LA CONDUITE DE M. DE LA PEROUSE, CAPITAINE DES VAISSEAUX DE SA MAJESTE, COMMANDANT SES FREGATES LA BOUSSOLE ET l'ASTROLABE, EXPEDIEES DU PORT DE BREST EN 1785. »
1785 ; papier ; [10], XXX, 282 p., (les pages 247-254 constituent les planches I - IV, dessins aquarellés représentant les caisses et paniers utilisés pour le transport des plantes) ; 376 x 246 mm ; reliure « à la dentelle » de maroquin bleu doublée de maroquin rouge, décorée des armes et du chiffre de Louis XVI. Gardes de soie bleue, signet de soie rose.

Liste des ingénieurs

Partie du matériel mis au point pour le transport des plantes.

Partie du matériel mis au point pour le transport des plantes.

Partie du matériel mis au point pour le transport des plantes.

Partie du matériel mis au point pour le transport des plantes.

Recueil de copies de documents relatifs à la préparation du voyage de La Pérouse, organisé pour parachever l'œuvre de Cook (tué aux îles Hawaii en 1779) ; exemplaire de Louis XVI.

Le premier projet, rédigé par le directeur des ports et arsenaux de la Marine, Pierre Claret de Fleurieu, porte des annotations marginales de la main du Roi, montrant un vif intérêt pour les découvertes océaniques et un souci constant du bien des hommes, tant de l'équipage que des populations avec lesquelles on entrera en contact. Ces observations ont été prises en compte dans les instructions à La Pérouse rédigées sous la direction du maréchal de Castries, secrétaire d'État à la Marine.

Par exemple, la séparation des deux vaisseaux de l'expédition, proposée « pour multiplier les découvertes », a été rejetée par Louis XVI comme « trop dangereuse dans les mers inconnues ». Au-delà de son objectif de découvertes, l'expédition a un aspect politique (voir où en sont les projets des Anglais en Nouvelle-Zélande), commercial (établir un commerce de fourrures entre la côte nord-ouest de l'Amérique et la Chine) et surtout scientifique : l'Académie royale des sciences a rédigé un mémoire et la Société royale de médecine a proposé des questions à l'intention des officiers et des savants embarqués. On a organisé la collecte « des végétaux qui peuvent être utiles à l'Europe » mais on emporte aussi des végétaux européens à destination des pays à découvrir. C'est l'apogée des Lumières. L'expédition périra à Vanikoro (îles Salomon), en 1788.

 

Bibliographie

• François BELLEC, La généreuse et tragique expédition Lapérouse, Rennes, Ouest-France, 1985.
• Catherine GAZIELLO, L'expédition de Lapérouse, 1785-1788 : réplique française aux voyages de Cook, Paris, C.T.H.S, 1984.
• LA PEROUSE, Le voyage de Lapérouse.
1 : Historique de l'expédition [par] John Dunmore, Maurice de Brossard.
2 : Journal de La Pérouse, août 1785-janvier 1788, Paris, Impr. nationale, 1985, 2 vol.



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